Du 20 au 30 octobre 2026, la Galerie N Phare fait ses débuts au 10 rue d’Alger, 75001 Paris, avec l’exposition « Le Vent #2 » de Kim Chi NGUYEN. Nées des souvenirs intimes de la peintre, ses œuvres touchent à une expérience commune de l’existence humaine, où l’espérance réside dans ces mains qui continuent à se reconnaître et à se rejoindre au milieu de l’obscurité. Le vent, dans la peinture de Kim Chi, est aussi le rythme d’un mouvement intérieur : les émotions qui nous traversent, l’inquiétude, les aspirations, le besoin de trouver un lieu auquel appartenir. Les mouvements des tableaux ouvrent ainsi un voyage intérieur en quête de sens, entre l’ombre et la lumière. Cette exposition inaugure les activités de la Galerie N Phare, un espace consacré à l’art contemporain vietnamien en dialogue interculturel, au cœur de Paris.
Le vernissage de l’exposition aura lieu le 20 octobre 2026 à 18h. Inscrit dans le programme d’inauguration de la galerie, le rendez-vous poétique et musical « L’Air et les Songes », organisé le 24 octobre 2026 à 15h, prolongera cette rencontre comme un écho des mots dans un même courant sensible, porté par le mouvement du vent. Empruntant son titre à L’Air et les Songes de Gaston Bachelard, le programme ouvre une rencontre entre poésie, musique et peinture, où les images de l’air, du souffle et du vent relient l’émotion, le mouvement et le rêve. Des poèmes vietnamiens contemporains, traduits en français, résonneront dans les deux langues, accompagnés au piano et à l’ukulélé. La soirée de clôture de l’exposition aura lieu le 30 octobre 2026 à 18h.
UN PARCOURS DU VIETNAM À LA FRANCE
Kim Chi NGUYEN est une artiste peintre vietnamienne, née à Cao Lanh, dans la province de Dong Thap, au cœur du delta du Mékong. En 2013, elle s’installe en France et devient artiste peintre professionnelle. Elle crée l’atelier du Moulin Pouchet à Romilly-sur-Andelle, en Normandie. Après sa première exposition personnelle « Le Vent #1 » au Musée des Beaux-Arts de Ho Chi Minh-Ville en 2025, « Le Vent #2 » vient à la rencontre du public parisien et évoque le parcours de vie et de création de l’artiste, du delta du Mékong à la France, à travers les changements d’environnement, de langue et d’expérience culturelle.
Lorsqu’elle vivait encore au Viet Nam et enseignait l’art à l’Université de Dong Thap, de 2003 à 2012, Kim Chi était d’abord marquée, dans sa pratique, par le réalisme. Ses premières œuvres, remarquées lors d’expositions régionales dans le delta du Mékong, témoignent déjà d’une grande humanité et d’un geste vif et ample. À son arrivée en France, loin de son pays natal, elle réalise une série de portraits à l’huile de grand format, aux couleurs vives et au geste puissant, dans lesquels le regard concentre toute l’émotion. Ces œuvres la font rapidement connaître comme portraitiste en Normandie.
Son travail évolue ensuite du réalisme vers l’expressionnisme, avec une simplification anatomique marquée. Ses toiles s’assombrissent, mais gagnent en mouvement : des silhouettes, parfois accompagnées d’animaux, avancent en file vers la lumière du soleil, du couchant ou de l’aube, dans une atmosphère mystérieuse. Nourries de souvenirs d’enfance, les paysans rentrant des rizières, le marché avant l’aube, la lune contemplée dans la solitude, de rêves et de l’agitation du monde actuel, elles n’éludent rien de sa violence, tout en portant une quête d’égalité, de cohésion et d’amour. Chacun peut s’y projeter en fonction de son propre vécu.

L’EXPOSITION « LE VENT #2 » À LA GALERIE N PHARE
L’exposition réunit vingt-neuf tableaux de Kim Chi, de formats variés, principalement des huiles sur toile, ainsi que cinq huiles sur papier, réalisés au cours des deux dernières années.
Ces peintures expressionnistes touchent vivement le spectateur dès le premier regard, tant par les formes que par le choix des couleurs et le rythme des traits de pinceau. Un profond désir de trouver appui et protection traverse les tableaux. Il se manifeste dans ces groupes d’hommes assis, appuyés les uns contre les autres, dans ceux qui marchent côte à côte, dans ces mains qui se tiennent, jusque dans la présence de loups assis auprès d’eux, comme une divinité protectrice. Parmi ces êtres qui avancent entre l’ombre et la lumière, nous apercevons, çà et là, un tout petit enfant, comme si l’image de l’enfance n’avait jamais cessé d’habiter l’artiste.
Kim Chi confie : « Je suis née sur une terre façonnée par les alluvions, où la lumière traverse des instants éclatants, traverse des vies, dont la mienne, passe à travers les ombres, nos hantises, notre amour et notre compassion, à travers les souvenirs d’enfance, à l’aube ou au crépuscule. Chaque jour, je vois des êtres qui marchent à la lueur des lampes à huile, ou dans la solitude, et deviennent lumière d’espérance, de solidarité, de courage et d’amour. Toutes ces images sont aujourd’hui présentes dans mes œuvres, non seulement comme une lumière d’espérance, mais aussi comme l’histoire de chacun de nous. »
À propos de la peinture de Kim Chi NGUYEN, le peintre Luu Bien LUONG écrit : « La puissance expressive et obsédante de la peinture de Kim Chi ne réside pas seulement dans ce qu’elle représente. Elle saisit souvent le spectateur dès le premier regard. Les couleurs sont chargées d’émotion ; le geste pictural est vigoureux, engagé dans l’action. Des traits griffés, horizontaux ou obliques, font entendre quelque chose du sifflement d’un vent froid. Des traînées de peinture effacent les corps et les mêlent à l’espace. Tout concourt à un langage d’une même force expressive. Il donne à voir une traversée de l’humanité, à travers des espaces qui semblent plongés dans l’ignorance, ou appartenir à un monde antérieur à la civilisation, à la recherche d’un sens à l’existence, d’un lieu auquel appartenir. »
Pour sa part, le critique d’art Minh Quan PHAM estime que : « Les mouvements dans les tableaux de Kim Chi NGUYEN ne conduisent vers aucune destination déterminée. Ils continuent d’emporter l’homme à travers l’obscurité, à travers les formes qui se défont, à travers les distances que l’on croirait impossibles à combler. Au milieu de cette incertitude, Ne lâche pas ma main devient soudain une parole simple et obsédante : Ne me lâche pas la main. Lorsque le visage a perdu le pouvoir de reconnaître un individu, lorsque le corps n’est plus nettement séparé du monde qui l’entoure, le contact de l’un avec l’autre est peut-être le dernier signe d’une existence qui désire encore être retenue. La peine, ou le secret douloureux, appartient à une vie singulière ; mais la solitude n’a pas de frontière. Et c’est précisément en ce point que la peinture de Kim Chi NGUYEN s’éloigne de l’histoire d’une femme qui a quitté Cao Lanh pour vivre auprès de l’Andelle, afin de toucher à un état que chacun peut éprouver au plus intime de soi-même. La peine est singulière, mais la solitude est universelle…»
(Catalogue)

À PROPOS DE L’ARTISTE KIM CHI NGUYEN
Sa carrière est jalonnée de nombreuses expositions : le Musée des Beaux-Arts de Hô Chi Minh-Ville (2025), la Galerie de l’Angle à Rouen (2024 et 2025), la série « Vers la lumière » à Yport (2023), mais aussi le Salon d’Automne de Paris, Art Capital, Comparaisons à Paris, Figuration Critique à Paris, le Symposium des Arts de Drummondville au Canada, le Salon des Beaux-Arts au Luxembourg, le Salon Européen au Beffroi de Bruges en Belgique, ou encore l’exposition internationale de Giverny.
Invitée d’honneur de nombreux salons, elle a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix Aralya (2023), le Prix Un Fragment d’Art (2025), le Prix du Département du Calvados (2016) et le Prix du 45e Salon International du Val d’Or. Ses œuvres figurent dans des collections en France, au Viêt Nam, aux États-Unis, en Belgique, en Autriche, aux Pays-Bas et au Mexique.
En 2015, elle fonde l’association « La Seine et le Mékong, d’une rive à l’autre », qu’elle préside et qui organise des échanges culturels entre la France et le Viet Nam.
À PROPOS DE LA GALERIE N PHARE
La Galerie N Phare est un espace consacré à l’art contemporain vietnamien et aux dialogues interculturels, fondé par Minh Hang Le Moine, qui en assure la direction artistique et la gestion, au 10 rue d’Alger, 75001 Paris. Prenant l’art vietnamien comme point de départ, la galerie ouvre le dialogue avec des artistes issus d’autres cultures. Le choix des artistes n’est pas limité par leur nationalité : il repose sur la singularité de leur langage, la profondeur de leur pratique et leur capacité à nourrir les questions qui traversent le programme curatorial.
La Galerie N Phare accompagne les peintres et les artistes plasticiens dans la durée, en leur apportant des ressources documentaires pour leurs recherches, en échangeant avec eux pour développer les idées qui donneront naissance à un ensemble d’œuvres, en organisant des expositions et en produisant des contenus destinés à présenter leur travail au public. Pendant et après chaque exposition, la galerie poursuit la mise en relation des artistes avec le public, les critiques et les collectionneurs, afin de tisser des liens susceptibles d’ouvrir de nouvelles possibilités de collaboration et de développement.
Le programme curatorial s’articule autour de dialogues sur le déplacement, l’identité, la mémoire et la possibilité de se construire par l’action et la création artistique. La galerie porte une attention particulière aux artistes qui quittent leur zone de confort, franchissent les limites d’un lieu ou de conceptions établies pour chercher et faire entendre leur propre voix. Les « entre-deux » constituent un fil conducteur des expositions de la Galerie N Phare : entre les territoires, les cultures, les systèmes de valeurs, les matériaux et les différentes formes des arts plastiques. Ces « entre-deux » sont aussi des espaces de mouvement et de déplacement, où les transformations s’opèrent, où germent les rencontres, les croisements et les influences réciproques, où prennent forme de nouvelles valeurs.
Au-delà de la rencontre entre les artistes et le public, la Galerie N Phare souhaite faire naître à Paris une communauté unie par l’amour de l’art, où l’art vietnamien rencontre d’autres cultures et élargit le dialogue avec elles, où artistes et spectateurs construisent ensemble du sens et cultivent des valeurs durables.

À PROPOS DE LA FONDATRICE DE LA GALERIE N PHARE
De 2009 à 2012, Minh Hang LE MOINE tient un café-librairie à Hanoï, où elle organise de nombreuses rencontres culturelles, accueillies avec enthousiasme par un large public. En 2012, elle s’installe en France, poursuit son travail d’écriture littéraire et se passionne pour la découverte de la culture et de l’art français.
Sa sensibilité artistique se nourrit des rencontres avec des écrivains contemporains venus de nombreux pays, organisées chaque année par la Villa Gillet à Lyon, ainsi que de longues années passées à fréquenter les bibliothèques, les librairies, les musées, les expositions et les foires d’art, à Lyon comme à Paris. Depuis 2022, elle mène des recherches sur la naissance de l’École des beaux-arts de l’Indochine, l’histoire de l’art de la laque au Viet Nam, l’art vietnamien dans la presse de langue française de la première moitié du XXe siècle, ainsi que sur les peintres voyageurs et les enseignants français en Indochine.
Vivant entre les cultures vietnamienne et française, allant et venant entre son amour de la littérature et celui de la peinture, elle ne cesse de s’interroger sur l’identité, les origines, la relation entre l’inconscient collectif et l’individu, le sens de l’existence et la possibilité que la vie de chacun soit, elle aussi, une œuvre d’art. De ces réflexions et de ces expériences naît la conviction que vivre dans l’entre-deux permet de garder une souplesse, de disposer d’un espace et d’une liberté pour grandir à sa manière, tout en demeurant ouvert aux valeurs nouvelles venues d’autres cultures.
Elle porte depuis toujours le désir d’apporter sa propre contribution au Viet Nam, et la Galerie N Phare est le lieu où ce désir devient action. Pour elle, accompagner les artistes, choisir les œuvres et organiser des expositions est aussi une manière de raconter des histoires.

CONTACT PRESSE
Minh Hang LE MOINE, fondatrice et directrice
Email : contact@nphare.art
Téléphone : 06 95 38 29 81
Galerie N Phare
10 rue d’Alger, 75001 Paris
https://nphare.art
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